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Les andes en roue libre

Ascension Uturuncu - 9 Dec

 Aujourd'hui, c'est le 09 Decembre, jour d'anniversaire de Damien... Et le cadeau est de taille... Sa taille?... 6008m!!! Puisqu'il prend de l'age, nous avons decide de prendre aussi un peu d'altitude, et nous partons en 4*4 sur la plus haute route carrossable du monde, qui traverse des paysages lunaires et nous amene sur le flanc du volcan Uturuncu. En ces lieux se trouve une mine de soufre, fermee aujourd'hui, mais il est incroyable de penser que des hommes aient pu mener un travail si fatiguant a une altitude aussi elevee...En plus du labeur que represente cette activite, les conditions liees a l'altitude devaient rendre le travail quasi-insoutenable.
 Des fumeroles de soufre sortent de cette montagne toujours active. L'odeur y est de ce fait particuliere.



 Les quelques centaines de metres qui nous separent du sommet sont difficiles a gravir: Le souffle est court, l'air manque, la notion d'equilibre n'est plus la meme qu'a une altitude moindre, nous traversons eboulis et parties rocheuses, et les pas se font de plus en plus petits... Mais nous n'avons qu'une envie: Monter! Nous parvenons au sommet et sommes enfin les cerises de cet enorme gateau! 



 Ce 6000 est certainement l'un des plus accessibles du monde.  Dans cette region aride, sans precipitations, les sommets de cette altitude n'ont pas de neige... A 6000m nous touchons le ciel! La-haut l'emotion est a sont comble. Nous avons une pensee pour Marie Christine restee au village pour finir de s'acclimater correctement a la haute altitude du sud Lipez.



 Nous savourons visuellement l'etendue desertique qui s'etale a perte de vue. L'ensemble du decor, parseme de multiples sommets volcaniques aux couleurs ocre et rouge, est ponctue de lagunes aux couleurs suaves, sortes de taches de peinture posees sur une palette...


 Nous imprimons ces images splendides dans nos tetes avant de descendre rapidement, par le cote oppose, dans un eboulis de gravillons, et de rejoindre le village. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de rester trop longtemps a cette altitude... Cette ascension express ne nous permet pas d'etre bien acclimate et deja des signes violents de mal des montagnes assaillent Sandrine, et les autres sont dans un etat second. Le repas du soir se conclut par l'arrivee de gateaux (bien plus petits...), realises par Juana-Evelyna qui a reussi la prouesse de les cuire dans le four en terre du village. Mais sur ceux-ci il n'y avait pas de cerises!
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