Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les andes en roue libre

Vers el chalten 22-24 Fev

  Nous quittons el calafate avec le vent dans le dos sur une trentaine de kilometres. C'est la seule fois que le vent sera en notre faveur jusqu'a notre arrivee a El chalten. Durant cette premiere journee nous longeons le lago argentino. Le bleu du lac contraste avec les herbes jaunes de la pampa.


  Sur cette route l'isolement est total. Nous croisons tres peu de voitures et il n'y a pas ame qui vive. Apres 100 km nous plantons la tente au bord d'une riviere, non loin d'une estancia qui sert d'escale aux vehicules de passage. Nous en profitons pour agrementer notre repas du soir de quelques fameuses parts de gateaux (miam!). L'isolement de cette famille nous interpelle. Nous peinons a imaginer leur quotidien, et nous nous demandons ce que deviennent les enfants qui grandissent en ces lieux.

  Notre seconde journee debute sur la piste puis nous rejoignons rapidement l'asphalt et nous ne parviendrons qu'a effectuer une soixantaine de kilometres. Le vent, toujours lui, nous empeche d'avancer...


  Le vent nous rend fous. En plus de ralentir notre progression, il nous cingle le visage et nous ne supportons plus son bourdonnement assomant dans nos oreilles. En milieu de journee nous decidons, pour en finir avec ce bruit, de rouler avec nos boules quies dans les oreilles. Heureusement dans ces etendues de pampa les guanacos et le lago viedma ponctuent le paysage monotone.



  En fin de journee nous poussons la porte d'une estancia pour demander de l'eau et l'ouvrier nous offre bien plus: une maison de 5 pieces pour nous tout seul!  En ces  lieux isoles l'hospitalite  n'a pas de limites...  Apres cette difficile journee vivre quelques heures a l'abris du vent sera un reconfort  appreciable.

  Le matin suivant, nous sommes prets a partir des le lever du jour dans l'espoir de rouler quelques heures sans vent. Malheureusement celui ci s'est leve bien avant nous et est encore plus violent que la veille. Une soixante de kilometres d'El chalten mais avec ce vent de face y arriverons nous??? Notre depart matinal nous offre un lever de soleil epoustouflant sur la chaine montagneuse du Fitz roy.

 
  Meme si avancer devient au fil des heures de plus en plus difficile, le ciel bleu et les superbes panoramas nous donnent la force de continuer. Le vent est tellement assourdissant que nous passons la journee a nous parler par signes. Nous progressons a 6km/h, et a chaque arret nos velos sont eux aussi terrasses par le vent:



  Nous achevons la journee par une quinzaine de kilometres de piste interminable, et parvenons apres 12 heures de route a el chalten. Nous sommes epuises mais contents, de magnifiques images plein les yeux.


 
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :