Lors de notre retour du Sud Lipez, la bolivie s'agitte. Evo morales, premier president indien de l'histoire du pays (alors que ce dernier est compose a 70% d'indigenes...), met en oeuvre de grands changements. Nationalisation des ressources minieres et petroliferes, mais aussi des services (de l'eau notamment), developpement de la filiere legale d'exploitation de la coca, Evo Morales, socialiste, tourne resolument le dos a l'option liberale sous pseudo dependance des etats unis qu'avait suivit le pays precedemment.
Dans un pays ou le passe colonial est toujours fortement present et ou les ressources naturelles sont exploitees (pillees?) depuis des decennies par les multi-nationales etrangeres, cela derange les interets economiques de certains...
De meme le retour du Quecha et de l'Aymara comme langues nationales n'est visiblement pas du gout de tout le monde.
Les recentes decisions de refonte de la constitution, et la reforme agraire agitent le pays. Le projet de Morales est de repartager les possessions terriennes et de redistribuer la terre aux paysans vivant dans la misere.
Bien evidemment cela n'est pas du gout de tous. La Bolivie tremble. Santa Cruz la capitale economique du pays, peuplee majoritairement de personnes issues de la colonisation se rebelle. Evidemment cette minorite, puisque detenant une grande partie des terres et des entreprises exploitant les ressources naturelles, n'accepte pas les reformes d'Evo.
Des dizaines de milliers de personne sont dans la rue a Santa Cruz et menacent de marcher vers La Paz en brandant la menace de l'autonomisation de cette province du pays.
La Bolivie en route vers une guerre civile? Nous esperons que non. Pour autant l'avenir politique du pays semble dans une impasse. Pourtant, a la vue de ce pays, dont une grande frange de la population vie dans la misere, des changements urgents semblent necessaires...